« Si tu vas à Cuba, passe par Viñales, tu verras c’est un petit village, au bout de 2 jours on te reconnait dans la rue. »
Viñales a certainement beaucoup changé !
Le village réunit le tour de force d’être à la fois excessivement touristique –repaire de français, d’ailleurs-, et totalement rurale.
Touristique au point que toutes les maisons proposent des chambres aux touristes ; c’est très amusant à voir, sur chaque maison il y a le nom des propriétaires, le nombre de chambres et « available ». J’étais chez Yaneisy et Yoel, très sympathiques et débrouillards, elle a aussi un resto dans la ville.
Touristique au point que certains bars font des happy hours.
A côté de ça, l’activité traditionnelle de culture du tabac perdure, et l’on voit passer des hommes à cheval, les bœufs qui tirent des charrettes, les ouvriers agricoles transportés dans les bétaillères, c’est très étonnant.
Message perso : François, si tu me lis, ils ont maintenant des chaussures et même des bottes.
Le plus chouette, c’est un peu avant la tombée de la nuit, quand les touristes rentrent de leurs excursions et que les hommes rentrent du travail, ça fait un mélange détonnant qui fonctionne très bien – ces ouvriers agricoles ont certainement une chambre ou deux à louer ! Chevaux, bicyclettes, piétons, carrioles, tracteurs, camions et quand même quelques voitures se croisent, c’est un spectacle devant lequel j’ai passé pas mal de temps !

Lors de mon premier passage, un samedi soir, il y avait une fête sur la place du village. Chouette me dis-je, je vais pouvoir danser la salsa… que nenni, ils m’ont mis une musique de sauvages… la modernité a ses limites !! Au bout de quelques jours, je peux dire qu’ils préfèrent le reggaeton à plein tube que la salsa, bouhhh.
Viñales, c’est avant tout les paysages magnifiques de la vallée éponyme, ce qu’on appelle des mogotes, sortes de monticules rocheux, la terre rouge, les cultures de tabac et les séchoirs, les cultures maraichères. Cette région était, il y a quelques millions d’années, surélevée, les rivières souterraines ont formé des grottes dont les plafonds se sont effondrés, il reste aujourd’hui ces formations karstiques incroyables ciselées par l’érosion. C’est d’une beauté incroyable, et randonner dans ce lieu, à pied ou à cheval, est tout simplement magique.


Je l’avoue, je me suis fait piégée… pour mon plus grand plaisir. J’avais demandé un guide à pied, il est facile de se perdre dans ces sentiers, et il est venu à cheval –semi automatique, dit-il, et c’était vrai – non seulement, ça a été un bon moment et ça permet d’aller plus loin.

L’ombre qui prend des photos, c’est moi !
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