En attendant de retrouver mon petit garçon chéri à Durban, j’ai fait un petit tour par la montagne. Le Drakensberg, qui borde le Lesotho. Mon bazbus habituel pour y aller, sauf que.. il ne va pas jusqu’au bout. Donc navette, et la navette cette fois-ci, c’est la camionnette du courrier ! Me voilà factrice pour 2 heures, factrice de paquets.
Une fois encore il pleut et il ne fait pas chaud, d’autant moins chaud que je grimpe en altitude..
J’arrive dans un endroit qui a l’air superbe… quand on voit les photos!!! Fin d’après-midi au coin du feu et diner avec les autres guests, nous sommes 7, tous européens : 4 hollandais, un suédois, un belge et moi.
Le lendemain, génial, il fait beau et je vais faire mon tour au Lesotho, via le col de Sani, le plus haut d’Afrique : 2865 m. La route est super splendide, un peu impressionnante par moment, 4×4 absolument nécessaire. Autour de nous (je suis avec 2 sud-africains de Durban, originaires d’Inde), des sommets à 3500m certains totalement plats. La roche a été sculptée par le vent, on dirait des maisons, c’est superbe. La couleur change d’un versant à l’autre des montagnes, je crois que c’est aussi à cause du vent et des pluies.


Nous passons la frontière : 8 km de no mans land entre la sortie d’Afrique du Sud et l’entrée au Lesotho.

Et là, changement de panorama : un plateau battu par les vents, il fait très froid, les gens ont des couvertures pour se protéger. Quelques huttes qui ressemblent à celles des Zoulous. Nous allons en visiter une, gouter du pain fait maison, exquis et …la bière maison aussi, je suis la seule à pouvoir en boire, religion oblige. Ce n’est pas mauvais, ça n’a rien à voir avec la bière et surtout, c’est hyper acide.


Après un petit tour (très petit), nous mangeons un morceau (pas bon) dans le pub le plus haut d’Afrique!! au col de Sani.
Le soir, je vais bien sûr supporter les Sprinboks à l’hôtel le plus proche. Très très marrant, car je suis à côté de 2 femmes totalement fans qui connaissent les joueurs par leur prénoms et qui s’extasient dès qu’ils touchent la balle. Et quelle émotion quand au début du match, la moitié de la salle se lève pour chanter avec les joueurs la main sur le coeur…
Nous avons gagné, nous sommes les meilleurs!
Le lendemain, retour vers Durban et la… surprise… nous sommes dimanche, il n’y a pas de courrier!!! Donc, il faut faire du stop jusqu’à Underberg puis prendre le taxi (=minibus) jusqu’à Piermarisburg pour retrouver mon bazbus bien aimé. Je vois d’ici le regard sévère de certains… Mais que faire? à l’auberge, ils m’ont garanti qu’il n’y a pas de risque. Donc, je me plante sur le bord de la route et je lève le pouce : 5 voitures en une heure qui ne s’arrêtent pas.. eh bé je ne suis pas arrivée, sachant que le minibus part quand il est plein!! Et puis une voiture s’arrêtée, à bord, un ménage d’indiens, décidément c’est le week-end. Ils me prennent et bonheur, ils vont jusqu’à Durban et ne me laisseront pas avant que je ne sois rentrée dans l’hôtel.
Résultat, j’ai pu dej et passer l’après-midi avec mon Jonath. C’était cool.
Leave A Reply