Le Phu Asa, c’est le mont Asa. Quand Toto – c’est son nom, peut-être pas la bonne orthographe- m’a dit que nous allions faire un trek sur le Phu Asa,j’ai été un peu surprise car j’avais beau regarder autour de moi, je ne voyais que de la plaine.
Nous partons malgré tout et effectivement, à quelques kilomètres, il y a une colline. Quel trek !!
En grimpant, il me montre plusieurs plantes : tamarin, ça ressemble à une cosse de cacahuètes dans laquelle il y a de la datte, assez acide ; sand paper, une feuille abrasive qui leur sert à se nettoyer la bouche (les dents ?) ; d’autres feuilles avec lesquelles ils font du baume de massage qui sentent effectivement bon ; des feuilles de gingembre qu’ils utilisent dans la cuisine (et non pas la racine)- en effet, ce qui ressemble à la racine de gingembre dans la cuisine, ils appellent ça galandal ; de la quinine contre la malaria, il me fait goûter, c’est super amer, berk. Eux font tremper la tige dans du lao-lao (entendez whisky) et en boive un peu tous les jours. Enfin, il me montre une plante qui sert à purifier l’eau, elle tue tout, et l’eau devient potable.
Avec tout ça, nous sommes arrivés en haut. Le haut de la colline est une espèce de roche noire, on dirait de la lave durcie. J’ai lu que c’était de l’ardoise mais je ne crois pas non plus car cette roche n’a pas le côté friable de l’ardoise. Les arbres ont l’air morts mais ils reprennent vie à la saison des pluies.


Tout cela est dominé par le Vat Phu Asa, de hautes colonnes de pierres plates assemblées sans mortier, en forme de champignon, ces colonnes étaient autrefois reliées par un muret pour former une enceinte, il en reste un d’un côté. Du temple lui-même, il ne reste pas grand’chose, la végétation a pris le dessus. Je trouve cela assez beau, et ce sol noir aussi.


On ressent quelque chose, une énergie spirituelle forte à cet endroit.
Son origine n’est pas vraiment connue. On estime que ce temple et les fortifications ont été construits au début du XIXème siècle par un moine appelé Ai Sa. Le peuple lui prêtait des pouvoirs spéciaux. Le moine a mené la révolte contre le roi de Champasak vers 1817, jugeant que les gens de la région étaient traités comme des esclaves. La suite est un peu floue, il aurait gagné contre le roi de Champasak mais le roi de Thailande est intervenu et le moine aurait été tué.

Je ne sais pas quoi penser du Kingfisher Ecolodge.
L’endroit est exceptionnel, c’est certain. En partant j’avais l’impression de quitter une oasis de douceur pour rentrer dans la bataille. J’avais une chambre, très bien et je suppose que les bungalows sont parfaits.
Cependant, c’est un écolodge et j’aurais aimé en savoir un peu plus sur son fonctionnement. Le patron, et fondateur, on ne l’a jamais vu. J’aurai aimé qu’il prenne la peine de faire visiter les installations et qu’il explique son organisation.
J’ai demandé à Toto mais il n’a pas compris.
Nous étions allés dans un écolodge au Costa Rica, nous avions tout visité et le créateur Juan était tellement content d’en parler !
Leave A Reply