Etait-il possible de rater une étape avec un nom pareil : Sancti Spiritu ?
D’autant plus drôle que le matin, je faisais un dernier petit tour dans Santa Clara avant mon départ. J’entends de beaux chants. Je m’approche, ça ressemblait à une église, portes ouvertes, de la rue, je vois 3 femmes qui chantent magnifiquement.
Une femme sort des rangs pour saluer une personne qui s’était arrêtée en même temps que moi et commence à me parler. Je lui dis que j’ai été attirée par les chants que je trouve beaux. Elle emploi un mot que je ne connais pas, quelque chose comme « entregarse ». Je lui demande ce que ça veut dire et grosso modo, je comprends que c’est soit se confesser soit un moyen de se laver de ses péchés. Et de me demander si je veux le faire ? « Bô mais ma bonne amie, voilà qui est gentil mais la liste est beaucoup trop longue, je n’aurais jamais le temps avant de partir » Elle me fait un long discours et me propose une petite prière, ce n’est pas long ça, ça ne prend que quelques minutes. Je refuse à nouveau et la sens toute désolée de ne pouvoir me sauver, je crois que je lui ai gâché sa journée. J’ai oublié de lui dire que je partais pour Sancti Spiritus, ça l’aurait peut-être rassurée !
Sancti Spiritus, petite ville charmante, au demeurant, en particulier les rues qui sont près du pont Yayabo, j’adore ce nom.

Le pont Yayabo, sur le fleuve Yayabo !

Je n’y reste qu’une nuit, avec une super vue sur le Parque Serafin Sanchez –ici on appelle souvent les places Parques-, donc rapide tour de la ville, avant d’aller dîner et faire un tour à la casa de la Trova. Quand on prend des habitudes !!


Let’s dance à Sancti Spiritus
Il y a la queue devant la casa de la Trova, je me dis que ce ne doit pas être ouvert encore et je fais un tour. Le centre de la ville est petit et tout le monde est dehors, du plus jeune au plus vieux, chacun avec son style de musique. Nous sommes samedi. C’est très joyeux, hyper sympa. Je retourne à la casa de la trova, encore des gens qui attendent et je vois qu’il y a du monde à l’intérieur. Donc, faisons la queue. Ça va vite. Il y a beaucoup d’ambiance quand j’arrive, un niveau sonore impressionnant, pas une place pour s’asseoir, le rhum commence à couler et rapidement les gens commencent à danser.
Arrivent les musiciens, 3 guitaristes, qui vont directement sur scène, attendent que la musique gravée cesse (j’adore cette expression pour dire des disques) et commencent à chanter des trucs lents et doux. Dans la série « comment plomber une ambiance » ! D’ailleurs le niveau sonore ne baisse pas d’un iota, à tel point qu’ils forcent leur voix. Bref, après 3 morceaux, je quitte les lieux et retourne en ville, c’est plus gai !

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