La Habana Vieja, quartier historique de La Havane.
La Habana Vieja présente 2 visages, l’un très beau, bien rénové, l’autre tout délabré et on passe de l’un à l’autre sans crier gare, et sans ordre apparent. Il en résulte un immense charme. Et les couleurs ! Les maisons ont des couleurs différentes, qui ont disparu en partie ou en totalité sur les immeubles les plus décatis. Les monuments ont eu la priorité de la rénovation, bien sûr, et les 4 places de la vieille ville sont superbes.

La rénovation de la Havane a commencé en 1982, organisée par l’historien de la ville Eusebio Leal Spengler. Je dois dire que je suis bluffée du travail réalisé en aussi peu de temps.


Avant, dans ce quartier, ça « craignait », on pouvait se faire agresser facilement. Le maire –dont j’ai oublié le nom – a proposé aux habitants de les reloger ailleurs, ce qu’ils ont accepté et il les a employés, une telle rénovation demande de la main d’oeuvre, du coup tout le monde est content, et les gens sont heureux de voir leur ville redevenir belle.
Il reste à faire !

A côté de cela, un jour où je me promenais avec mon appareil photo, un homme me fait entrer chez lui, insistant pour que je prenne une photo (contre un CUC, bien sûr). Je me laisse faire, l’homme ne parle pas. Voir l’immeuble délabré de l’intérieur, c’était très impressionnant et émouvant. Ce sont des fils électriques dans tous les sens, des peintures complètement passées, des pans de murs disparus, du linge qui sèche … Plusieurs familles habitent là. Une femme me fait entrer chez elle : une pièce d’environ 4 m2 lui sert de pièce à vivre avec la cuisine, un escalier intérieur monte à une chambre ; elle est là avec ses 2 enfants. Les gens sont souriants et gentils, le tout est propre.

Une partie de la Havane qui se concentre sur le tourisme
Bien que l’on voit quelques ateliers, principalement de réparation de voitures américaines, je n’ai pas trouvé beaucoup d’activités dans le quartier à peine quelques magasins. Il est vrai que les rénovations sont l’activité à elles toutes seules. Du coup, il me semble que cette partie de la ville perd un peu de son authenticité pour se concentrer sur le tourisme, c’est à qui qui revêt un costume traditionnel et fume le cigare pour se faire prendre en photo pour un CUC (peso convertible), qui joue son petit air de salsa avec le même objectif avoué…

Sur les traces d’Hemingway, je me rue dans ses bars favoris, l’un où il buvait du mojito, la Boguedita del Medio et l’autre où il buvait du daïquiri, el Floridita. Je ne suis pas une spécialise du Daïquiri, donc je ne peux pas juger mais je ne l’ai pas trouvé terrible ; en revanche, le mojito de la Boguedita n’est vraiment pas bon, amer, pas assez sucré, etc… Le barman a au minimum 10 verres devant lui, qu’il remplit en permanence, je comprends son manque d’enthousiasme. Malgré tout, les 2 endroits sont beaux esthétiquement, patinés par le temps, malheureusement envahis de touristes et on y grelotte à cause de la climatisation.

Et les casas
J’ai dormi dans 2 « casas particulares », on pourrait dire une chambre d’hôtes plutôt que chez l’habitant car on voit que les chambres ont été spécialement aménagées avec leur salle de bains et leur clim. Les chambres donnent souvent sur un corridor intérieur, ce qui les rend un peu sombres mais également à l’abri de la chaleur, du bruit et de la poussière. La décoration est kitch, kitchissime, avec des milliers d’objets dans la pièce qui sert de salon et de salle à manger, les murs peints de couleur vive, j’ai un faible pour les plafonds et les moulures soulignées de la même couleur que les murs.


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