A Cuba, se connecter à Internet est bien compliqué. J’ai lu sur mon guide, confirmé par Joani, de la maison d’hôtes dans laquelle je suis, qu’il faut acheter une carte auprès de la compagnie de téléphone puis se mettre dans un endroit de la ville où il y a du wifi, alors on peut se connecter.
Cela ressemble à du chinois et au mieux à un jeu de piste. Nous rions avec mes compagnons de petit dej, néerlandais et anglais, en nous rendons compte à quel point nous sommes perdus et légèrement anxieux sans internet. Les uns voulaient réserver leurs billets de bus – moue dubitatrice de Joani- les autres vérifier une information et moi-même j’avais noté les noms de quelques sites et blogs à relire au fur et à mesure de mon voyage. Ce sera sans, retour aux bonnes vieilles méthodes : aller à la gare routière réserver son billet, appeler pour réserver une chambre, suivre les recommandations des guides, faire fonctionner sa mémoire …
En vrai, puisque vous me lisez, on peut y arriver.
Comment cela se passe-t-il ?
En me promenant dans la ville, je passe devant un « magasin » de la compagnie Etecsa (Entreprise de Télécommunication de Cuba SA)) avec juste une personne en train d’attendre devant la porte. Parfait, pas grand’monde, mais… ce n’est pas la bonne porte, c’est celle d’à côté. Ah oui ! beaucoup plus de monde, j’aurais du m’en douter ! De toute façon, il faut y passer, j’ai besoin d’internet, comment communiquerai-je avec vous sans ? Et puis, je suis en vacances, je n’ai qu’à prendre mon mal en patience. Je ne croyais pas si bien dire. Un vigile fait entrer les personnes 4 par 4 et c’est très très long entre 2 entrées. Bizarrement, je ne vois personne sortir ?

Je vous passe la femme qui veut resquiller en amenant toute sa famille au dernier moment. Nous entrons ensemble et à nouveau nous devons attendre ; le vigile nous fait asseoir sur les bancs prévus pour cela et on n’a pas intérêt à rester debout. Le vigile répartit les gens vers les différents bureaux et quand il arrive à nous, la sœur passe, la mère passe et petite vengeance personnelle, le vigile me fait passer avant la resquilleuse. Ça me fait plaisir !
J’achète donc une carte sur laquelle il y a un identifiant et un mot de passe à gratter. Je demande à la personne qui me la vend de me montrer. « Ah non, on n’a pas internet ici ! Il vous suffit d’aller à un endroit où il y a internet ou votre hôtel, vous ouvrez safari, une page Etecsa s’affiche, vous renseignez identifiant et mot de passe et vous pouvez naviguer ».
Cela me semble bien compliqué mais je repars confiante, vraiment confiante puisqu’il est écrit sur la carte qu’elle est valable jusqu’au 31/12/2017. « mais non, mais non, c’est bon jusqu’en 2018. »
Je vais déjeuner et en sortant du resto, je vois, sur une place, des gens concentrés sur leur portable. Tiens donc, serait-ce une zone WiFi ?

Essayons : je trouve le réseau Etecsa, je sors ma carte, je tape mon identifiant à 12 chiffres, je tape mon mot de passe à 12 chiffres et … alléluia, je suis connectée. Mes emails arrivent, What’s app aussi. Bravo, premier succès cubain !
Maintenant, à chaque fois que je vois un attroupement, le réflexe (déjà !) est de sortir mon portable. Il me reste maintenant à tester l’ordinateur !!
Puisque vous lisez ceci, je l’ai fait.
Je comprends plus tard que, à La Havane, on fait la queue à l’extérieur. Il n’y a personne dans les magasins. Un petit coup de cœur pour ce magasin « Eau et savon » !

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