Et je ne suis pas ironique !
Las Galeras est un village situé sur la presqu’ile de Samana, côte nord de la République Dominicaine. Dans ce pays, je m’attendais à des flots de touristes, des resorts « all included » et certes, il y en a. Ce séjour à Las Galeras a donc été une très bonne surprise. Peu de touristes dans ce village et sur les plages : personne. Je le prouve.
J’avais testé une plage charmante à une demi-heure de marche environ du village, la Playita, avec une vue magnifique et un restaurant correct, dont il faut juste surveiller l’addition, et plusieurs personnes m’avaient conseillé d’aller à la playa Rincon.
Va pour la playa Rincon.
Par chance je vois sur mon application magique, je cite maps.me, que l’on peut s’y rendre par des chemins, en longeant des plages successives. Me voilà partie ! Au pire, si c’est trop loin, je m’arrêterais sur une autre plage.
Le chemin est bien large au départ, presque une route. Il monte dans la végétation, vues superbes, sur la mer à droite, sur la montagne à gauche. Au bout d’une demi-heure environ, il se rétrécit et devient franchement caillouteux, des marques de fers, des chevaux sont passés par là mais des mobylettes sur le bord indiquent que le chemin n’est plus praticable en 2 roues. En effet, ça descend fortement sur le chemin devenu boueux… sans oublier le petit grain du matin ! Je suis récompensée par une superbe vue sur la mer, turquoise entre les arbres et plus je descends, plus c’est beau.

Grande surprise, sur la playa Colorado où je suis arrivée, il n’y a personne. Personne c’est-à-dire pas âme qui vive. Je ne peux pas me l’expliquer quand je vois la beauté de cette plage.

Maps.me indiquait un camping qui ne semble plus exister, il y a une ou deux maisons. Je comprends d’autant moins qu’il y a une route. Certes la plage n’est pas surveillée, certes il y a des vagues, quand même, c’est étonnant.

Après ma petite halte, je poursuis vers la playa Rincon. Je dois passer devant une autre plage : la playa Breman. Pour y parvenir, il me faut emprunter un étroit chemin qui surplombe la mer. Il est un peu compliqué dans les descentes et je parviens à mon but (intermédiaire) sans encombre.

Nouvelle plage magnifique, nouvelle plage déserte ! les vagues sont un peu plus fortes et la plage n’est pas nettoyée… bien sûr pourquoi nettoyer une plage où personne ne vient ?

La playa Breman est séparée en deux par un cap et lorsque j’arrive au bout de la première partie… plus de chemin ! Nooooon ! je ne me sens pas le courage de faire demi-tour et le cap ne peut pas être escaladé. Maps.me m’a déjà fait une blague de ce genre en RD. Peut-être l’application est-elle moins performante dans de pays. Je reviens un peu sur mes pas pour trouver un chemin mais rien du tout.
En désespoir de cause je commence à faire demi-tour lorsque j’en aperçois un. Il ne va pas vraiment dans la bonne direction mais j’y vois des traces d’engin à moteur. Il doit mener quelque part.
Bingo, il bifurque un peu plus loin et j’entends la mer. Je longe la deuxième partie de la playa Breman, vous l’aurez deviné, personne, quand je vois également la mer sur ma gauche ! Magique ! Je suis arrivée : sur ma gauche, c’est la playa Rincon.

Tout cela mérite un petit réconfort, alors quoi de mieux qu’un petit repas face à la mer ?


La playa Rincon fait environ 3 km de long. Elle est accessible par la mer à partir de Las Galeras ou par la route. Tout au bout de la plage, à l’ouest, un cours d’eau se jette dans l’eau où il est bon de se baigner lorsque la marée descend.
Je rentrerai en voiture avec une charmante famille brésilienne.
Une autre plage mérite le détour, c’est la playa Fronton.
Celle-ci n’est accessible que par la mer. Au départ de Las Galeras, la mer est assez inconfortable, et le bateau tape beaucoup, malgré l’adresse du capitaine qui louvoie entre les hauts-fonds. Il nous faudra une demi-heure environ pour accéder à notre destination et il est vrai que l’arrivée est impressionnante. Une bande sable couverte de cocotiers se découpe sur une falaise noire. De loin, les cocotiers semblent minuscules comparés à la falaise.L’arrivée à la playa Fronton, de la mer



Au retour, nous faisons une halte à la playa Madame, également accessible par la mer. Au fond d’une petite baie, assez profonde, également couverte de cocotiers, je la trouve -le mot qui me vient- plus douce, moins austère que sa voisine



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