J’ai l’impression d’être Meryl Streep dans Out of Africa-sia.
(Robert n’est pas – encore – arrivé)
J’ai posé mon sac au Kingfisher Ecolodge dans le village de Khiet Ngong, lui-même au sein de la zone protégée de Se Pian. J’étais sur la terrasse de ma chambre, en train de me dire que je devrais peut-être aller faire un tour au village, quand, à quelques mètres de moi, je vois ça


Alors, je suis restée à contempler les animaux, juste là, à portée de main, incroyable. Avouez que ça a des airs de safari, non ?
La particularité de la communauté de Khiet Ngong est qu’elle a toujours conservé des relations avec les éléphants pour travailler aux côtés des humaine. C’est un centre traditionnel d’élevage d’éléphants.
Cependant, le travail se fait plus rare pour les éléphants qui sont remplacés par des machines et un éléphant coûte fort cher, trop cher pour son propriétaire. D’où le projet d’écotourisme de la communauté de Khiet Ngong, qui a en fait 2 objectifs.
Le premier est de se tourner vers le tourisme pour avoir des revenus qui permettent de garder les éléphants. Le centre d’informations organise donc logements chez l’habitant, treks, promenade à dos d’éléphants et autres activités. Les touristes qui viennent à Khiet Ngong fournissent des revenus pour les cornacs et leurs familles, sans oublier les homestays et restaurants.
Le deuxième objectif concerne la reproduction. En effet, les propriétaires d’éléphants qui travaillent sont réfractaires à les faire accoupler et les femelles deviennent infertiles. Les éléphants du tourisme travaillent moins, sont en meilleure santé et pourraient faire de meilleurs candidats à la reproduction. Les propriétaires ne sont pas chauds, ont peur qu’elles soient blessées, ne savent pas s’y prendre ou simplement pas de mâle à proximité.
A Khiet Ngong, les femelles pourraient enfanter, les 2 mâles arrivent à leur maturité sexuelle et ils sont en bonne condition physique.
Pour cela il faut que les propriétaires et les cornacs aient une bonne connaissance de la biologie et des techniques de reproduction. La femelle est fécondable seulement une semaine pendant son cycle de 4 mois. Ainsi il est important de repérer ce cycle pour bien anticiper la session d’accouplement. Le projet consiste donc à faire détecter la présence oestrogènes 2 fois par semaine pendant une longue période par des vétérinaires, puis de rendre les cornacs autonomes dans cette détection.
Alors, moi aussi j’ai fait la ballade à dos d’éléphants.
En fait, je suis confortablement assise sur un siège derrière le cornac. Le balancement ressemble à celui d’un cheval. C’est plutôt agréable. Nous marchons dans les rizières complètement sèches puis dans des endroits un peu plus touffus. Se méfier quand il passe entre les arbres, il ne regarde pas au-dessus de lui et je suis à la hauteur des arbres !
La ballade est courte, 40mn contre l’heure ½ annoncée et personne ne parle anglais pour discuter. De toute façon, ça ne sert à rien, aucun intérêt à repartir du même endroit. Je ne peux pas m’empêcher d’éprouver de la frustration dans ce genre de situation.

Puisque c’est comme ça, je retourne faire ma Meryl Streep, Na !
Vous saurez tout sur l’éléphant
Comme les humains, les éléphants sont différents les uns des autres, sur le plan émotionnel et sur le plan de la personnalité.
Un éléphant vit environ 70 ans et sa maturité est comparable à celle des humains.
La mère est enceinte pendant près de 2 ans. Les premières années, le jeune suit sa mère partout, pour apprendre les leçons de survie d’elle et du troupeau. La mère choisit une « tante », pseudo –parent pour le cas où quelque chose lui arriverait. Elle la choisit selon sa bonne connaissance les lieux pour se nourrir et sa capacité à conduire le troupeau de femelles de tous âges sans disputes. Les mâles restent dans le troupeau jusqu’à 13 ans.
A ce moment, ils sont envoyés avec les autres mâles et restent éloignés de quelques km des femelles, n’y retournant que lorsqu’il est temps de se reproduire.
Ils sont secrets et timides, restant à distance des autres animaux, en particulier, ils détestent les chevaux et les chiens. Ils préfèrent rester entre eux.
Ils passent la plupart de leur journée à manger entre 150 et 300 km de nourriture fournie par la jungle, ils aiment les bambous, l’herbe et toute sorte de verdure. Ils boivent 150lites d’eau par jour.
Ils ne dorment que 4 heures, et ne s’allongent que quand ils sont malades.
De plusieurs millions il y a 5000 ans, ils ne sont désormais que 30000 – au Laos, ils en reste 1500-. pour plusieurs raisons :
Ils n’ont plus d’endroits où aller, plus de forêts avec de grands arbres (déforestation) Avec la population grandissante d’Asie, il n’y pas les ressources pour nourrir à la fois les humains et les animaux sauvages.
Les chasseurs d’ivoire ont considérablement participé à la disparition des éléphants
La chasse continue à être considérée par certains comme un sport !?!
Une petite vidéo, juste pour voir le rythme de la marche
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