Aujourd’hui, direction marché aux poissons. Je prends le temps de regarder sur la mer les pirogues aux voiles brunes et carrées qui sont à la pêche. J’y vais en tuk-tuk, le premier du séjour. Il y a du monde.
D’un côté, les petits vendeurs, souvent des femmes, qui qq kilos de poissons devant elles, par terre, sur de la jute ou sur des étals en pierre. Parfois il y a même des poissons sans vendeur, on se demande comment personne ne leur marche dessus!

Plus loin, c’est la criée, de grandes quantités de poissons sont pesées, négociées. Ça discute, ça hurle, ça se bouscule.
D’autres regardent et attendent en silence, peut-être que le prix soit le leur? Les poissons sont emportés dans des paniers ou caisses en polystyrène; j’ai aussi vu des cartons (?!), de glace, pas de trace.
Je me dirige vers la plage où des bateaux continuent d’arriver.
Ce sont de grosses barques colorées étonnamment en plastique avec un moteur puissant. Des l’arrivée, les bateaux sont remontés sur le sable et les filets sortis. Les poissons sont rincés dans la toile de jute ou dans des paniers et emportés au marché. Difficile de faire plus frais! En tout cas, à ce stade parce qu’après, je ne sais pas. Ensuite les pêcheurs souvent aidés des femmes entreprennent de retirer tous les poissons restés accrochés dans les filets. Ils ont un geste sec qui fait bondir les poissons, c’est très joli.

Ensuite ils préparent les filets en vue de repartir, éventuellement les réparent. L’ambiance est active et bon enfant à la fois. Je sais qu’il ne faut pas comparer cela me fait penser aux retour des bateaux à Dakar. Il n’est que 10h et il commence à faire chaud. Je passe devant des bateaux plus gros, qui partent pour plusieurs semaines. Il y en des centaines!

Je continue ma route un peu au hasard, et arrive dans un quartier assez charmant. Je calcule que je dois être sur une route entre la mer et la lagune. Un chemin à gauche : des barques parquées sur un bras de lagune, un chemin à droite : des gros bateaux en réparation et des poissons en train de sécher.. Et là, l’odeur! Ouh la la!! Beaucoup de végétation, des maisons mignonnes, la plupart ont du poisson à sécher et à nouveau, ça ne sent pas. Un peu plus tard, un autre chemin à droite : c’est la plage et la mer. Des pêcheurs à canne cette fois-ci sont au bord de l’eau dans les rouleaux, tout le long de la plage.

C’est magnifique. Il fait très chaud, je suis loin maintenant, je rentre en bus avec un essaim de collégiennes en uniforme, jusqu’à la coiffure, elles ont toutes des nattes! Après un petit bain de mer bien mérité, eau chaude (plus que sous la douche), je parcours la plage du village vers les hôtels. Au bord de la plage, des maisonnettes et devant, leur bateau. Et qui répare un filet, qui range des poissons séchés dans des cartons, – il faut bien qu’ils partent un jour !- qui en met à sécher.. Ils travaillent et me regardent passer gentiment. En revanche la plage est très sale, je crois maintenant mon hôte qui me disais que la plage était nettoyée devant la guets house, la différence est nette. Et plus on s’éloigne du village, plus elle est propre. Je me fais prendre par un orage, rate ma nego avec un tuk-tuk; je rentre à pied et trempée!!
Comments
Fière, je suis..
Par adeline64 le 15/11/12 – 15:40
J’ai réussi à poster cela de mon téléphone! La classe, évidemment sans les photos!
souvenirs séchés
Par pello le 16/11/12 – 09:20
voilà, c est parti pour nos petits rendez vous sur tes traces…bien intéressant le poisson séché ..j apprécierai que tu en ramènent quelques uns dans ta valise -sec et il ne sent pas – pour une dégustation chez toi , réhydraté au curry coco !! ou bien en souvenir pour Caroline et ses compositions maritimes !!
à suivre
muxu
RE: souvenirs séchés
Par pello le 16/11/12 – 09:22
« que tu en ramènes » …bof j avais pas mes lunettes …
Leave A Reply